Repérage rapide des armoires électriques
Avant d'analyser, il faut savoir où regarder. Ce repérage passe votre parc en revue armoire par armoire, à raison d'une quarantaine de secondes chacune, et vous dit lesquelles méritent une étude de criticité complète. Rien à mesurer, rien à démonter : vous ouvrez, vous regardez, vous répondez à quatre questions.
Ce n'est pas une étude de criticité. Il ne produit ni indice de priorité du risque, ni classement A/B/C, ni préconisation de protection. Son objet est de désigner les armoires qui justifient l'étude complète, menée ensuite défaillance par défaillance.
Gratuit, sans inscription. Conçu pour être fait au téléphone, devant les armoires.
Quatre questions par armoire
Rien à mesurer, rien à démonter. Vous ouvrez l'armoire, vous regardez, vous répondez.
Sa désignation
Le repère que portent vos plans ou l'étiquette de la porte.
Sa zone
Choisie dans le découpage de votre activité, chargé au départ avec sa criticité.
Ce qui s'arrête si elle tombe
Rien d'important, un équipement, une ligne, ou tout le site.
Ce que vous constatez
Rien à signaler, traces légères, anomalie visible, ou anomalie manifeste.
Deux ajouts facultatifs, à la main : une ou deux photos, qui partent dans le rapport et évitent d'avoir à revenir voir ; et le format de l'armoire, choisi d'un geste parmi seize standards du marché — coffret, une porte, deux portes, plusieurs cellules — avec une silhouette à l'échelle d'un homme pour reconnaître la bonne catégorie sans sortir le mètre. Le volume est calculé tout seul et vous suit dans l'étude complète.
Trois piles en sortie
Chaque armoire est rangée selon deux critères croisés : ce qu'elle représente pour le site — la criticité de sa zone et l'impact de son arrêt — et ce qui a été vu en l'ouvrant.
Une anomalie manifeste — odeur de chaud, plastique déformé, câble rongé — suffit à placer une armoire en R1, même dans un local sans enjeu de production. C'est un signal d'incendie, pas de disponibilité.
Le rapport que vous repartez avec
REPÉRAGE DES ARMOIRES ÉLECTRIQUES
ReflexOFeu · pré-diagnostic de terrain · ne constitue pas une étude de criticité
| Armoire | Zone | Volume | Impact d'un arrêt | Constat | Suite |
|---|---|---|---|---|---|
| TGBT Atelier | Utilités | 4,22 m³ | Tout le site s'arrête | Anomalie visible | R1 |
| Armoire presse 3 | Production | 0,64 m³ | Une ligne s'arrête | Traces légères | R2 |
| Coffret vestiaires | Bureaux | 0,06 m³ | Rien d'important | Rien à signaler | R3 |
Extrait d'un repérage fictif, à titre d'illustration.
Repérage ou étude complète ?
Le repérage trie, l'étude analyse. Ils ne répondent pas à la même question et ne demandent pas le même temps.
| Repérage rapide | Étude de criticité | |
|---|---|---|
| Durée | 40 secondes par armoire | 5 à 10 minutes par armoire |
| Ce qu'on saisit | 4 informations | 7 facteurs d'exploitation, puis chaque défaillance cotée sur 3 critères |
| Méthode | Triage par enjeu et constat | AMDEC, NF EN IEC 60812 |
| Résultat | Trois piles : R1, R2, R3 | Classe A/B/C, IPR par défaillance, décisions D1 à D4 |
| Protection incendie | Non traitée | Préconisation P1, P2 ou P3 par armoire |
| Pour qui | Un parc entier, jamais passé en revue | Les armoires retenues, ou un parc restreint |
Les deux s'enchaînent
À la fin du repérage, les armoires R1 et R2 peuvent être reprises directement dans l'étude de criticité, avec leur désignation, leur zone, leurs dimensions, leurs photos et l'impact d'une panne déjà renseignés. Vous ne resaisissez rien. Il reste, sur chacune, à renseigner les six autres facteurs d'exploitation — redondance, âge, environnement, charge, historique de pannes, systèmes de sécurité alimentés — et à coter les défaillances. Jusque-là, l'étude complète signale ces armoires comme classées à titre provisoire, et son rapport le dit explicitement.
Questions fréquentes
Combien de temps pour un parc de soixante armoires ?
Environ quarante minutes, à raison d'une quarantaine de secondes par armoire, temps de déplacement non compris. Le repérage est conçu pour être fait au téléphone, en marchant.
Faut-il couper le courant ou démonter quoi que ce soit ?
Non. Vous ouvrez la porte et vous regardez, en respectant les consignes de sécurité de votre site. Les quatre questions ne demandent aucune mesure, aucun appareil et aucune intervention sur l'installation.
Le repérage donne-t-il une classe de criticité ?
Non, et c'est délibéré. Quatre informations ne suffisent pas à fonder un classement AMDEC. Le repérage range les armoires en trois piles — à étudier en priorité, à étudier, aucun signe d'alerte — et s'arrête là. L'indice de priorité du risque et la classe A/B/C viennent de l'étude complète.
Que se passe-t-il si je ne connais pas les dimensions ?
Rien : le champ est facultatif. Si vous voulez le renseigner, seize formats standards du marché sont proposés, classés par nombre de portes, avec une silhouette à l'échelle. Le volume se calcule tout seul.
Puis-je reprendre un repérage plus tard ?
Le relevé reste en mémoire tant que vous ne fermez pas l'onglet. Téléchargez le rapport à la fin du passage : il garde la trace de ce que vous avez vu, et sert de point de départ au prochain repérage.
Pour aller plus loin
- Étude de criticité — l'analyse complète, armoire par armoire
- Maîtrise du risque incendie électrique — ce que votre assureur attend
- Nous contacter — pour échanger sur vos armoires critiques
Pré-diagnostic fondé sur des constats visuels déclarés. Ne se substitue ni aux vérifications réglementaires des installations électriques, ni à un diagnostic sur site.
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